Droit de gamage


Droit de gamage, gammage ou gamache ou gambage : un impôt en nature, à percevoir sur les brasseurs, d’après ce que je comprends.

Confirmation dans le « dictionnaire historique de l’ancien langage François », lu à la bibliothèque de St Omer : Gambage = droit sur la bière.

J’avais déjà relevé la convention précédente de 1727 : droit de gammage.

Gros de St Omer, convention 1 du 31/12/1733

Le Sr Jean François TACQUET bourgeois marchand et à son tour l’un des dix jurés pour la communauté de cette ville mari de damoiselle Marie Jacqueline LOQUETY, se faisant aussi fort du Sr Louis LOQUETY, de damoiselle Marie Antoinette LOQUETY veuve du Sr François GUILLEMAN, du Sr Marc Antoine BROUCQ, de damoiselle Marie Catherine LOQUETY son épouse, du Sr FREMANTEL veuf de damoiselle Marie Thérèse LOQUETY.

Le comparant donne pouvoir à Pierre Michel COURBEZ maitre de danse demt en cette ville et Marie Louise ENNEZIN sa femme pour faire la levée et perception du droit de gamage sur les bières et vinaigres , tel que de douze pots sur chacun des brassins qui se brasseront par les brasseurs de cette ville et faubourg, sauf que les brasseurs qui se prétendent et se disent être de l’enclos de l’abbaye de St Bertin dont le tout restera en surséance….

Ledit COURBEZ et sa femme lèveront et percevront ledit droit moyennant ce qui sera convenu ci après pour leur rétribution.

Toutes les bières et vinaigres provenant dudit droit de gamage, ledit COURBEZ et sa femme s’obligent de les vendre et débiter dan la maison qu’ils occuperont et qu’ils doivent commencer de jouir le premier jour de 1734, sise rue du comte Disembourcq tenant d’un coté à Charles BOUTIN, qu’ils ont pris en louage de Jacques Joseph COMPAIGNE jeune homme en cette ville par bail du 10 de ce mois, qui doit commencer à chandeleur prochain aux rendages de 120 livres, lequel droit de jouir de ladite maison, ils le cèdent audit Sr TACQUET… à condition qu’il acquitte le rendage de 60 livres.

Ils e pourront vendre et débiter lesdites bières et vinaigres ailleurs ; ni mélanger le vinaigre dans la bière, mais le mettre dans une futaille ou tonneau distinctement et séparément à moins d’avoir le consentement dudit Sr TACQUET, et au prix qu’il ordonnera et fixera.

Pour leurs peines soins salaires et vacations, il leur accorde dix sols pour chaque quartau contenant douze pots, et la moitié de chacun quartau de vinaigre, qui est cinq sols, qu’ils devront comme dit est lever à chaque brassin.

Moyennant cette rétribution au quartau et le paiement de la moitié du loyer par an, ils devront faire les frais de les aller chercher et prendre ou percevoir et que le coulage sera à leur charge.

Pour les futailles, jantiers brouettes et quartelots, ils restent à la charge dudit Sr TACQUET, lequel profitera des deux sols par quartau sur le pied de la convention d’entre lui et ses copropriétaires, le reste comme pots minuttes cuves et autres choses requises et nécessaires à l’usage que dessus étant à la charge dudit COURBEZ et sa femme.

Dette commission durera trois ou six ans… à trois mois de somation au préalable, à commencer au 01/01/1734.

Ils prendront les bières qui resteront chez Philippe Joseph FICHAUX et Marie Joseph CHIFLART sa femme qui au précèdent avaient cette commission, pour le débit de quoi ils n’auront pour rétribution que huit sols du quartau au lieu de dix, le surplus étant pour frais de transport et autres…

Ils rendront un compte fidele et exact du produit dudit droit de gamage, de mois en mois.

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