Bail de frères PAYELVILLE en 1702


Gros de St Omer, bail 7 du 14/01/1702 (4E5/613)

Guillaume PAYELVILLE, Anne HANON sa femme, Phles PAYELVILLE frères respectivement laboureurs demt sur la cense Moincqnieurlet et Anne THUMBERMAN sa femme.

Ils reconnaissent avoir pris et promis tenir à titre de bail ferme et louage de dom Joseph MAILLART par la permission divine abbé de l’abbaye et couvent de notre Dame de Clairmarais, vicaire général de l’ordre de Citeaux, toute la cense et terres dudit Moincqnieurlet se consistante en terres à labour manoirs amazés prés bois terres maresques et  rietz, ainsi qu’ils en jouissent présentement…

Bail pour trois six ou neuf ans… moyennant 2625 livres par chacun an, pardessus celle de 45 livres pour vin et cire aussi annuellement, et ce en deux termes de paiement tels que St Rémy et Noël…

Si promettent de payer et fournir à la première volonté dudit seigneur abbé  savoir : à lui pour vin du présent bail500 livres, pour denier à dieu 7 livres 10 sols, à son receveur 50 livres, pour « cletz » à ladite abbaye et  couvent 30 livres, et pour pot de vin aux religieux 120 livres.

Si promettent de planter annuellement es lieux les plus commodes 60 « poistacques » (??) et les entretenir croissants l’espace d’un an…

Livreront et fourniront encore par chacun an le nombre de deux cent de gluys gauge du pays pour être employés aux réparations de ladite cense…

Devront pareillement décharger ladite cense vers la prévôté de Watten à laquelle elle est redevable chacun an de trois rasières de blé mesure d’Audruicq….

Seront  encore tenus de curer et vider les fossés nécessaires aux écoulements des eaux et principalement la rivierette depuis le pont jusqu’à la boulangerie, de mettre les digues en bon état et les conserver contre l’insulte des bêtes, le tout à leurs dépens.

A été  expressément dit, s’il était nécessaire pour le bien de ladite cense de curer et nettoyer ladite rivierette à commencer au palmette jusqu’à la fin de l’héritage dudit seigneur abbé ou relever le fossé qui sépare le marais de Polincove d’avec celui de ladite cense, les dépens et  frais se paieront moitié par ledit  seigneur et moitié par ledit preneur, ainsi que ceux faits et à faire pour l’entretien du « poldre » fait sur le marais d’Audruicq.

En faveur du présent bail, ledit seigneur abbé s’oblige de  construire l’été prochain sur ladite cense une chambre.

19/12/1711 : ledit seigneur abbé proroge ledit bail  pour trois six ou neuf ans au choix desdits PAYELLEVILLE et leurs femmes, au rendage annuel de 2250 livres, avec les droits de vins et cires de l’église et autres droits, charges, clauses, stipulations et conditions portées audit bail…

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