Apprentissage de cartier en 1733


Gros de St Omer, convention 41 du 10/03/1733(4E5/842)

Le Sr Charles Austrebert PARIS marchand cartier en cette ville d’une part.

Antoine MARTIN ouvrier cartier demt en cette ville d’autre part.

Ledit MARTIN travaille depuis plusieurs années chez ledit Sr PARIS et a trouvé bon de mettre son fils Jean François MARTIN âgé de 16 ans en apprentissage chez le premier comparant afin que son dit fils apprenne comme il a fait lui même le métier de cartier.

L’engagement pour raison dudit apprentissage est pour le temps de quatre ans qui commenceront dès aujourd’hui, pendant lequel temps ledit PARIS promet apprendre audit Jean François MARTIN ledit métier et ce qui en dépend pour et autant qu’il le pourra comprendre.

Devra ledit apprenti se rendre assidu au travail, être fidele à son maitre et lui obéir en ce qu’il lui commandera de juste et raisonnable sans qu’il puisse s’absenter ni quitter son dit maitre, sinon le second comparant devra ramener son dit fils et le tout sous telle peine que de droit.

Ledit apprenti qui restera logé nourri et entretenu chez son dit père, devra se rendre aux heures marquées au travail, cependant pour en partie subvenir auxdits nourritures et entretiens pour la première année, ledit PARIS fournira de gratification trois livres par mois, item quatre livres dix sols aussi par mois dans la deuxième année et pour les deux autres années six livres aussi par chacun mois.

5 Commentaires

Classé dans apprentissages

5 réponses à “Apprentissage de cartier en 1733

  1. Pingback: Apprentissage de cartier en 1733 | blog de Jobr...

  2. Pierre de Marquise

    Bonjour Joël

    Intéressant comme sujet, mais que vend le marchand cartier? Merci d’avance pour l’explication

    • Bonjour Pierre,
      À priori je dirais des cartes à jouer, comme indiqué sur Wikipédia ou ce site : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1280.
      Ils devaient aussi faire des cartons.
      Je dois avoir dans mon stock de photos prises en mai et à trier un inventaire de cartier, ça devrait nous en dire plus. Je le mettrai en ligne aussitôt que je le retrouverai.
      Amicalement
      Joël

      Trois actes où on parle de cartiers :
      convention 29 du 12/08/1726
      François LEQUIEN Me cartier et cartonnier demt en cette ville d’une part, Jacques LANNOY et Jean Paul GHYER demt tous deux en cette ville tuteurs d Jacques Albert DESBOEUF fils mineur de Jean Joseph et Marie Jacqueline PAGART d’autre part. Convention pour l’apprentissage dudit Jacques Albert DESBOEUF au métier de cartier et cartonnier moyennant 300 livres.
      Convention 6 du 12/07/1737
      Le Sr Nicolas Dominique ALLART marchand cartier en cette ville d’une part. Etienne CANLERS Me boulanger en cette ville d’autre part. Le second comparant a engagé Philippe Joseph CANLERS son fils au premier comparant pour le temps de quatre ans pour travailler au métier de cartier… Ledit ALLART promet lui montrer ce qui sera à montrer et concernant ladite profession… Ledit CANLERS s’engage que ledit ALLART jouira pendant quatre années du four pour (sécher ?) les cartes et cartons, et livraison de pain sans payer aucune chose…
      Apprentissage du 26/05/1727
      Le Sr Toussaint Guillaume CORNIL bourgeois marchand cartier en cette ville d’une part, le Sr Antoine Louis COUBRONNE Me perruquier en cette ville stipulant au nom de Claude Louis DUCROCQ son beau fils d’autre part. Le premier comparant prend en qualité d’apprenti ledit Claude Louis DUCROCQ pour l’espace de quatre ans et a promis de lui montrer et enseigner pour le rendre en état d’exercer à faire des cartes. Le second comparant a promis que ledit DUCROCQ sera assidu et travaillera pour le profit dudit premier comparant et fera tout ce qui sera nécessaire pour la conservation des droits de son maitre.

  3. Pingback: Apprentissage de cartier en 1733 | Rhit Genealo...

  4. Thierry Depaulis

    Oui, je confirme qu’un cartier est un fabricant de cartes à jouer.
    La présence d’un four n’est pas surprenante: il sert en effet à sécher les cartons (que la mise en couleur "mouille" et qui doivent être bien secs pour être ensuite lissés puis découpés en cartes). On voit ce four dans les planches de l’Encyclopédie (article CARTIER).
    Suis intéressé, cher Joël, par l’inventaire d’atelier!
    (Et n’hésitez pas à me solliciter sur les termes techniques: j’ai déjà publié plusieurs inventaires d’atelier de cartiers.)
    Merci pour toutes ces trouvailles d’archives.
    Thierry Depaulis

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s