Du bétail mis en fourrière en 1735


Gros de St Omer, transaction 12 du 21/05/1735

Me Alexandre BAILLEUL prêtre curé de St Folquin d’une part.

Jean BUTIN fermier demt audit lieu d’autre part.

Transaction pour mettre fin au procès qu’ils ont pardevant les bailly et échevins du pays de Langle par requête que le second a présenté à la charge du premier… tendant à le faire condamner à remettre en sa possession les quatre bêtes qu’il a fait enlever et conduire à la fourrière dans le temps qu’elles paissaient dans certaine pâture située à St Folquin appartenant au sieur ROBERT.

Le premier comparant a prétendu que suivant le bail que lui avait passé ledit Sr ROBERT de la pâture, il avait droit d’en jouir à l’exclusion dudit second comparant, et qu’ainsi ce dernier avait eu tort de mettre ses dites bêtes dans la pâture.

Le second comparant a répliqué… (Sans plus de précisions…)

Les parties devaient mettre leur requête et pièces sur le bureau pour en être délibéré.

Pour prévenir l’événement incertain de cette cause, les parties ont mieux aimé de transiger et appointer irrévocablement comme s’ensuit.

Le premier comparant sera en droit de mettre sa cavaille avec son poulain dans ladite pâture pour y manger les herbes pendant cette présente année, dans laquelle pâture ledit second comparant pourra aussi y mettre pareillement ses bestiaux pour aussi manger les herbes.

Bien entendu que si ladite pâture n’était point suffisante pour herber tous les bestiaux, ledit second comparant souffrira que ledit premier comparant puisse mettre la cavaille avec son poulain dans une autre pâture appartenant audit second comparant, pour y manger également les herbes avec les bestiaux dudit second comparant, sans que le premier soit tenu de payer aucune chose pour l’herbage de ladite cavaille et poulain.

Restant le rendage de ladite pâture pour cette présente année à payer totalement audit Sr ROBERT par ledit second comparant.

Comme ledit Sr BAILLEUL aura droit de jouir de la pâture par bail pour l’année 1736, en considération que sa cavaille et poulain auront été herbés gratis pendant cette présente année, ledit second comparant pourra mettre dans la pâture dudit Sr ROBERT pendant l’année 1736 deux de ses vaches ou sa cavaille et son poulain…

Quand aux dépens encourus audit procès, ledit premier comparant les paiera suivant la taxe qui en sera faite amiablement, dans lesquels ne seront compris aucuns voyages fait par ledit second comparant, non plus que les dépens qu’il a été obligé d’exposer contre ledit Sr ROBERT, remettant par ledit BUTIN tous les dommages et intérêts qu’il aurait pu souffrir à cause de la capture de ses dits bestiaux, sauf et excepté les frais de pris et de fourrière qui seront à la charge dudit premier comparant.

Au moyen de quoi ledit procès demeurera assoupi et éteint…

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