Apprentissage de boutonnier

Apprentissage devant Pierre ANQUIER notaire à Calais 1660 4e52/250

 Par-devant nous notaires royaux à Calais et Pays Reconquis soussignés

est comparue en sa personne Marie GATTEBLED veuve de feu Louis SERGEANT

demeurant à Calais laquelle a reconnu et confessé avoir baillé et accordé

pour apprenti à François PAVEUX maitre boutonnier demeurant à Fiennes

à ce présent acceptant la personne dudit SERGEANT son fils pour trois ans

qui commence au premier jour de ce mois d’avril et à pareil jour finissant

pendant quoi ledit PAVEUX promet de lui montrer fidèlement le métier

de boutonnier sans lui en rien (selere?) afin qu’au bout du temps il en puisse

honnêtement gagner sa vie, le coucher fournir feu chandelle et nourrir et

alimenter tout ainsi que ses enfants et ledit ROUSSEL de bien obéir en toute

chose qui lui sera commandé et sans ce pouvoir absenter de la maison

sans congés (« conject »). Ce marché fait pour et moyennant soixante livres pour

lesdits trois ans sur lesquels a été payé quinze livres comptant dont et de laquelle

somme il s’est contenté en quitte et quittera ladite GADEBLED et tous autres

et quand au surplus montant à quarante cinq livres s’oblige ladite GADEBLED

de le rendre et payer audit PAVEUX savoir quinze livres dans six mois

et les trente livres à Noel et Pâques suivant à peine de tous dépens

dommages et intérêts sous promesse que fait ledit PAVEUX d’envoyer

ledit ROUSSEL la premier année à l’école pour apprendre à lire

et ecrire pendant icelle et les deux années en suivant de lui bien

montrer bien et dument à faire bouton cordon et moule enfin

lui rien seler ( ?) afin qu’au bout du temps il en puisse gagner

sa vie promettant et obligeant * et fait passé et

reconnu audit Calais le samedi troisième jour d’avril mille six

cent cinquante soixante notifié ledit du scel et ont signé

*et avenant le décès dudit PAVEUX ou dudit ROUSSEL avant le temps

dit l’argent pour ce baillé se restituera à proportion

 

Le clerc a oublié de présenter l’apprenti, en ligne 5 il parle « dudit SERGEANT » comme s’il en avait déjà parlé… Et plus loin il le renomme en « ledit ROUSSEL »…

Et un mot peut poser des difficultés de lecture : selere ligne 8 et seler ligne 22. Le sens des phrases va dans le sens de ne rien cacher du métier à l’apprenti et ça doit être le verbe celer qu’il a voulu écrire.

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Classé dans 1660 Calais, Calais actes aux AD

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