Encore un salaire d’ouvrier en 1722

Photo 4493 convention 66 du 16/01/1722

Marie Philippine MACHART jeune fille majeure marchande en cette ville d’une part, Charles François CARON jeune homme plombier de stil demt en cette ville d’autre part.

Ledit CARON s’est engagé à travailler pour le profit de ladite MACHART dans tous les ouvrages où elle voudra l’employer au fait des ouvrages de plombier et ardoisier pendant un an et demi…

Pendant lequel temps il sera logé dans la maison de ladite MACHART et y sera nourri comme un maitre ouvrier et aura pour gage par an 90 livres faisant 12 livres de gros Flandre, soit 45 livres par demi an, pardessus 7 sols et demi par semaine pour le vin d’ouvrier…

Sa maitresse lui a avancé la somme nécessaire pour l’achat de son nouvel habit veste et culot de drap et encore d’une veste et culotte de pincinat ?

Ledit CARON sera obligé pendant le temps d’apprendre à Pierre Philippe MACHART frère de la première comparante ledit métier de plombier et ardoisier et de le rendre capable pour et autant que faire se pourra.

Pinchina : Étoffe de laine non croisée, qui s’est fabriquée d’abord à Toulon, et qu’on a dans la suite imitée dans d’autres villes de France (Littré)

J’ai tenté un petit calcul : sur la base de 6 jours de travail par semaine et sauf erreur, il gagne environ 5 sols 9 deniers par jour, logé nourri.

Autres salaires relevés et mis sur ce blog (voir tag salaire) :

– Le salaire journalier en 1722 de Louis François OBEUF ouvrier mandelier doit être de moins de 5 sols par jour. Avec la gratification il dépasse les 6 sols par jour, logé nourri blanchi.

– Mathieu CARON premier ouvrier de tanneur en 1715  était payé 15 sols par jour de travail.

4 Commentaires

Classé dans Actes intéressants