Bail de la ferme du long jardin en 1729

Gros de St Omer, photo 489 bail 12 le 16/07/1729

Louis Joseph DEVOS fermier demt au château de Cohem et Marie Etienne SOINNE sa femme prennent et promettent tenir à titre de bail ferme et louage de damoiselle Marie Joseph Emanuel LESERGEANT veuve de Joseph Ignace DUBOIS  sieur de Percheval demt en cette ville toute une ferme nommée le long jardin se consistant en 62 mesures quinze verges  ou environ tant manoir amazé de maison chambre grange étables et autres édifices jardins que terres à labour situées en plusieurs pièces au terroir de St Martin au Laërt par une partie et par autre une pièce de terre contenant 32 mesures ou environ situées à Tatinghem provenant  de l’acquisition sur la comtesse de Ste Aldegonde…

Cautions : Me Jean Baptiste CANLERS prêtre curé de St Martin les Aire, le Sr Jean DUPONT fermier de la cense de la blanche tour audit St Martin au Laërt et Marie Etienne TAILLEUR sa femme.

Bail moyennant 1000 livres par chacun an au jour de noël  dont la première année écherra à pareil jour audit an 1730…

À charge de bien et dument labourer fumer et cultiver les terres à labour en bon père de famille et les tenir en droite solle labour et composture, ensemble d’entretenir  les bâtiments de toutes menues réparations telles que lattes torques placages soeulement et couronnement et encore de convertir en fumier les « etraints » procédant de ladite cense  pour le mener sur les terres qui en dépendent, aussi bien sur les plus éloignées que sur les voisines…

Défense de toucher aux arbres et haies sinon à touze et coupe ordinaires et non plus avant que le ferment est accoutumé courir…

Comme toutes les terres à l’entrée de ce bail seront laissées plates et nues, les preneurs les laisseront de même à leur sortie, et du depuis a été dit  que comme il y a trois mesures et demi ou environ de terres gachères et labourées et que compris cela il y a 20 mesures prêtes à ensemencer de blé cette année, à leur sortie ils laisseront le tout de même.

Les preneurs devront aussi, sans diminution de rendage, livrer par chacun an huit rasières de blé blanc, huit rasières de scorion, huit cent jarbées ou tretins et cent gluys de gauge, le tout par an.

Plus les preneurs seront obligés d’entretenir les vitres et pavements et aussi d’entretenir les auges et râteliers des écuries.

Il a été conditionné qu’au cas de feu que dieu ne veuille ou de guerre, si les bâtiments viendraient à être détruits  ladite dame bailleresse ne sera point tenue à les faire rétablir de nouveau, à moins qu’elle ne le juge convenable, et qu’au cas de non rétablissement les preneurs seront libres de remettre leur marché.

Ils seront encore obligés à leur sortie de laisser sur les arbres et haies trois ans de rejets , le fermier sortant étant obligé de leur laisser la même chose.

Ils devront payer au fermier sortant ce qui leur sera laissé de plus  en ce regard et ce sera la même chose lorsqu’ils viendront à sortir.

Ils devront relever les fossés et camionner les terres vieilles et nouvelles sur les pâtures et où la dame bailleresse le trouvera bon.

Ils seront encore obligés de fumer les arbres dans les pâtures et les cultiver.

Ils devront faire deux corvées par an avec leurs chevaux et chariot.

Les preneurs ne pourront relouer ladite ferme en total ni en partie sans le consentement de lame bailleresse.

Les comparants promettent payer à la dame bailleresse à l’entrée dudit bail 600 livres une fois pour pot de vin, 23 livres 5 sols aux domestiques et feront dire dix messes pour le repos des fidèles trépassés.

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