Un enfant naturel et départ à l’armée en 1706

4E15/1, Blanquart, notaire à Ardres (AD Dainvillle), donation du 01/04/1706

Marc LANGLEZ jeune homme âgé usant et jouissant de ses droits et actions, fils et héritier de feu Marc LANGLEZ son père et de feue Marie LECLERCQ sa mère grande du côté paternel, demt au village d’Herbergue (= Rebergues), de présent détenu prisonnier « es prisons royaux » de cette ville.

De sa bonne et libre volonté, il reconnait que l’enfant male mis au monde de Louise VENUTINGUE jeune fille dudit lieu d’Herbergue et qui a été baptisé sous le nom du comparant en l’église de la paroisse de Journy est de ses œuvres et de ladite VENUTINGUE.

Comme il est arrêté es dites prisons de la part du sieur LEFEBVRE capitaine qui prétend sans savoir par quel droit ni sous quel prétexte, le faire partir demain de cette ville pour servir en qualité de soldat en sa compagnie, il est par ce moyen empêché d’épouser ladite VENUTINGUE pour avoir soin d’elle et de leur enfant.

Afin de mettre sa conscience en repos, il fait don à Antoinette CARDET sa mère de la jouissance d’une petite maison étable et autres bâtiments en dépendant avec le nombre de cinq mesures ou environ de terres en plusieurs pièces tant à usage de manoir pâture que terres à labour situées audit Rebergues, provenant au comparant de l’héritage qu’il a fait de ladite Marie LECLERCQ.

Donation à la charge par sa dite mère de tenir et entretenir ladite maison bâtiments et terres en bon et suffisant état, de payer et acquitter les rentes dont elles sont chargées et en outre de nourrir entretenir er avoir les soins nécessaires du dit enfant.

Ladite Antoinette CARDET accepte ladite donation usufruitière, faite pour avoir lieu tant et s longtemps que ledit LANGLET sera et demeurera absent de ce pays.

À son retour il se réserve la faculté de pouvoir rentrer en la libre jouissance et disposition de ladite maison et terres, auquel cas il prendra soin de son enfant et sa dite mère en sera et demeurera bien et valablement quitte et déchargée.

Au cas que ledit LANGLEZ vienne à décéder pendant son absence, il consent veut et entend que sa dite mère jouisse pendant sa vie de ladite maison et terres aux charges ci-dessus, et qu’après elle, ses héritiers n’y puissent rien prétendre qu’en payant préalablement audit enfant la somme de 400 livres… qu’il lui donne par forme de donation et provision alimentaire, pour être employée à lui faire apprendre un métier et survenir à ses entretien et éducation.

1 commentaire

Classé dans enfants naturels

Une réponse à “Un enfant naturel et départ à l’armée en 1706

  1. Pingback: Un enfant naturel et départ à l&r...