Convention des meuniers d’Aire en 1735

Gros de St Omer, convention 21 du 08/11/1735 (4E5/862)

Louis François THERET d’une part.

Jean SPECKT meuniers demt en la ville d’Aire de deuxième part.

Jean Michel JANSSOIN aussi meunier demt aux Moulins Lecomte lez ledit Aire de troisième part.

Convention « pour mieux et plus facilement accomoder le publicq avecq plus de diligence quil se poura ».

Ledit Louis François THERET conservera autant qu’il est en lui, les pratiques qu’il est de coutume et usage de servir qui sont « quantes » aux brasseries celles du Sr CATIN, du Sr STERIN, de Jacques LANSELIN, du Sr HANON, du Sr THUILLIEZ et de la veuve MARCQ, de même que chacun les cabaretiers pour qui ils sont de coutume de brasser, et qui fourniront eux même les grains nécessaires aux brassins qu’ils désirent de faire pour leurs débits.

Quant aux boulangers, il conservera aussi Jean DU CROCQ, Augustin LECOCQ Wallerant BLONDEL, BOUTIN, LAPLACE, et à l’égard des communautés les pères jésuites, les religieuses sœurs grises, les conceptionnistes.

Pour ce qui concerne Jean SPECKT, il conservera pareillement, pour brasseries Robert FLOUR, le Sr JOANE, la veuve BOCQUILLION, la veuve DESCAMPS, François VILAIN avec aussi chacun les cabaretiers que lesdits brasseurs sont accoutumés de servir et qui fournissent eux même les grains nécessaires aux brassins qu’ils désirent de faire pour leur débit…

Et à l’égard dudit Jean Michel JANSSOIN, le surplus des pratiques lui est laissé pour se les conserver et servir come il jugera bon sans distinction ni nomination quant à iceux, à l’exception, néanmoins que ledit Jean SPECKT conserve s’il le peut les boulangers qui suivent, savoir Jean Martin LEGAY, MONTHOIS et BOYAVAL avec encore Antoine BRUXAUX farinier et pour communauté l’hôpital St Jean audit Aire.

… et pour explication du mot surplus laissé audit Jean Michel JANSSOIN, celui dernier aura à lui les brasseurs cabaretiers y brassant, boulangers et communautés qui ne se trouvent compris dans les dénommés…

S’il arrivait que chacun des y dénommés ne pourraient être servi autant promptement « qu’ils le désireroient »… en ce cas ils (les meuniers) s’engagent de diligenter le moulage avec autant de promptitude que faire se pourra… mais celui d’eux qui en fera le moulage et qui ne sera point dans la classe de ceux qui feront partie des dénommés à chacun, en percevra la rétribution sur le pied fixé…

À l’égard des « monés » des autres particuliers, aussi de coutume ou autrement… les comparants useront de leurs droits et serviront ceux qui se présenteront avec plus de diligence que faire se pourra…

Observant cependant pour autant qu’il y aura de lieu, de ne point travailler fêtes et dimanches, pour du moins pendant les offices divins, sinon dans « des pressans besoins », et de n’engager à leurs services aucun des domestiques de l’un ou de l’autre, qui par rapport aux travaux pendant fêtes et dimanches, se soustraient des services de leurs maitres et croient être plus exempts chez l’un que chez l’autre encore… à peine de 50 livres… …

Attendu au surplus qu’il y a des meuniers qui « quettent monés » à Aire et qui n’ont pas ce droit, les comparants ont convenu que les poursuites des peines amendes frais et dépens se feront sou le nom seul dudit Jean Michel JANSSOIN contre chacun des contrevenants, et pourquoi ils contribueront chacun par tiers aux frais dépens débours et voyages qu’il conviendra faire.

De même ils profiteront à cette concurrence du bénéfice qu’il y aura à espérer s’il y arrivait qu’il y eut d’autres brasseurs boulangers que ceux qui sont actuellement en exercice…

Le présent durera autant que les comparants souhaiterons, mais qui voudra en désister sera tenu d’en avertir six mois auparavant, et en attendant l’expiration, le présent sera toujours suivi.

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