Quelques enfants naturels en 1735


Gros de St Omer, transaction du 01/12/1735 (4E5/862)
Marie Joseph MESYER jeune fille majeure demt en cette ville d’une part.
Jean Baptiste François CAILLEU berger demt présentement en cette ville d’autre part.
La dite MESYER a accouché d’une fille nommée Marie Françoise il y a deux ans et demi ou environ, provenant des œuvres dudit CAILLEU ainsi qu’il reconnait pour être de lui.
Pour éviter à tout procès, ledit CAILLEU promet de payer et fournir à ladite MESYER la somme de trois livres chaque mois pour nourrir et alimenter ladite Marie Françoise, jusqu’à ce que ladite Marie Françoise ait atteint l’âge de quatre ans, dont le premier mois écherra au 01/1 prochain…
Après le temps ci-dessus écoulé, ledit CAILLEU sera obligé de reprendre ladite Marie Françoise, comme il s »’oblige aussi par les présentes de la nourrir alimenter entretenir élever suivant la religion catholique et romaine, tant et si longtemps qu’elle vivra, en déchargeant ladite MESYER.
De plus ledit CAILLEU s’engage de faire jouir ladite MESYER d’un quartier de maison qui lui appartient situé en cette ville rue des casernes de cavalerie, laquelle maison et occupée présentement par Marie Françoise DUSAUTOIR, lequel quartier est bâti tout « noeu » (neuf ?) sur le derrière de ladite maison et dont ladite MESYER l’occupe présentement et l’occupera ou en pourra faire son profit comme elle trouvera bon, jusqu’à ce que ladite Marie Françoise ait attient ledit âge de quatre ans… sans payer de loyer audit CAILLEU.
Au surplus, ledit CAILLEU s’oblige qu’au cas qu’il vienne à décéder avant l’accomplissement de la présente convention, ses héritiers ou ayant cause seront obligés d’entretenir le présent acte en tout son contenu.

Gros St Omer, convention 49 du 27/10/1735 (4E5/862)
Chrestienne GOUTIER femme à Cornil BRUCHET expatrié demt en cette ville.
Parmi et moyennant la somme de 72 livres que Louis Joseph LEFEVRE garçon cordonnier demt en cette ville a promis de lui payer et fournir, elle quitte et remet toues prétentions généralement quelconques qu’elle a et pourrait prétendre à cause des frais de couches et charge de l’enfant à naitre dont elle est enceinte procédant du fait dudit LEFEBVRE… se chargeant de l’enfant à naitre et promettant de le nourrir et entretenir jusqu’à ce qu’il soit en état de gagner sa vie, à l’entière décharge dudit LEFEBVRE.
Ledit LEFEBVRE promet lui payer ladite somme de 72 livres savoir trois livres un mois après que l’enfant sera né, trois livres un mois après et ainsi de mois en mois… de sorte que c’est deux ans pour que le tout soit payé.
Arrivant que l’enfant à naitre vienne à mourir dans le cours du premier mois de la naissance, ledit LEFEVRE sera déchargé du paiement de ladite somme et en sera quitte en payant alors neuf livres une fois seulement à ladite GOUTIER…

Gros de St Omer, convention 59 du 11/07/1735 (4E5/862)
Jean François LEFAVE laboureur demt au village de Bayenghem les Eperlecques d’une part.
Marie Jeanne BERTAULT jeune fille à marier demt présentement en cette ville et ci devant audit Bayenghem d’autre part.
La seconde comparante est enceinte des œuvres du premier, étant à la veille d’accoucher et pour éviter à toutes difficultés, les parties ont convenu par ensemble comme s’ensuit.
Le premier comparant promet de payer à ladite BERTAUT 100 livres savoir la moitié au jour de noël prochain et l’autre moitié au jour de pâques ensuivant.
Il promet aussi que l’enfant à naitre, lorsqu’il sera sevré, qu’il le prendra chez lui ou bien lui achètera sa pension et l’entretiendra.
Et jusqu’à lors ladite BERTAUT sera tenue de le nourrir et lui fournir ce qu’il aura besoin, moyennant quoi elle ne pourra prétendre aucunes choses vers ledit FAVE.

Gros de St Omer, convention 93 du 21/05/1735 (4E5/862)
Louis Bruno BAYART jeune homme laboureur demt à Quiestède d’une part.
Françoise Thérèse ENOCQ fille demt audit lieu, servante audit comparant, fille de Louis ENOCQ aussi ici présent.
Par accident, lesdits BAYART et Françoise Thérèse ENOCQ ont eu des familiarités étroites par ensemble, jusque là même que ladite seconde comparante se trouve présentement enceinte et grosse des œuvres charnelles dudit premier nommé.
Ne se trouvant point d’intention de s’épouser par mariage, ils sont convenus ainsi que s’ensuit.
Ledit BAYART s’oblige de nourrir et avoir soin de l’enfant à naitre d’icelle jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge de se pourvoir lui-même.
En outre pour la défloration de ladite comparante, ledit BAYART promet lui payer 35 écus faisant 105 livres à deux paiements…
… Ledit premier comparant sera libre de se pourvoir soir par mariage entrée en religion ou autrement, comme il trouvera convenir
… Ledit premier comparant s’est obligé d’avoir soin et de tenir chez lui ladite seconde comparante jusqu’au jour qu’elle aura fait ses couches, à charge de par icelui faire baptiser ledit enfant où bon lui semblera.

5 Commentaires

Classé dans enfants naturels

5 réponses à “Quelques enfants naturels en 1735

  1. Pingback: Quelques enfants naturels en 1735 | blog de Job...

  2. feuillesdardoise

    Vraiment très intéressant ! Pour ma part, j’ignorais que de telles conventions existaient déjà au 18è siècle. Merci de nous les faire partager.

  3. Pingback: Quelques enfants naturels en 1735 | Rhit Geneal...

  4. Catherine

    Trois conventions la même année….cela ne doit pas être. Courant »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s