CM POCHOL X HOULLIER en 1708


En fait une convention faite après un contrat de mariage fait d’une manière douteuse…

 

Gros de St Omer, convention 8 du 15/02/1708 (4E5/646)

Hubert POCHOL tisserand de toile fils de François demt au village de Cléty d’une part.

Catherine HOULLIER jeune fille à marier de défunt Pierre et d’encore vivante Jeanne FIOLLET sa mère assistée de ladite FIOLLET sa mère demt au hameau d’Avroult assistée pareillement de Pierre et d’Antoine HOULLIER ses frères demt ledit Pierre à Acquin et ledit Antoine audit Avroult, et de Charles PORTENARE demt à Remilly Wilquin son beau frère d’autre part.

Ils ont fait un contrat de mariage le premier du courant entre ledit Hubert et ladite Catherine HOULLIER d’une manière « qu’il leur paroit aujourd’huy doubteux et capable d’en faire naistre des procès et difficultés par la suitte »…

Voulant qu’à l’avenir ledit traité soit nul et de nulle valeur, les parties ont de nouveau convenu comme s’ensuit.

Quand aux biens et portements dudit futur mariant, il a déclaré porter à ce dit mariage, à lui échu du chef de sa mère, cinq mesures ou environ de terres à labour en plusieurs pièces au terroir de Cléty et à l’environ, item un coffre, deux grands plats d’étain et d’argent « monnoye » la somme de 125 livres, item une mesure dix verges de terre ensemencée de blé pour dépouiller au mois d’aout prochain, item quarante gerbes d’avoine à battre, outre dix warats de fèves, qui est pour le présent tous les biens dudit futur mariant qui est honnêtement vêtu et accoutré tel qu’à son état et qualité appartient.

Au regard des biens et portements de ladite HOULIER, elle déclare porter audit mariage de son cru une vache à lait de poil rouge, item une génisse à deux ans, un grand chaudron, un saloir, un cuvier à la « lecive », un fer retendoir, item un vieil bandage de charrette avec « lachy tout ferré », item un barreau de fer, une « cugnye », 50 florins Flandre d’argent de ses épargnes, notamment de la vente qu’elle a fait de plusieurs parties d’immeubles qui sont tombés à sa part après le trépas de son père.

Pour parvenir au mariage, ladite Jeanne FIOLLET a donné à ladite Catherine HOULLIER sa fille en avancement d’hoirie et de sa succession un pot de fer, item une « ceraine », un porc maigre, deux couples de brebis, un « estinier », un petit jardin non amazé audit Avroult contenant quartier et demi ou environ listant d’amont à ladite FIOLLET, d’aval à la rue, d’un bout vers mer à une autre rue, et d’autre aux héritiers de [blanc], item une demi mesure de terre à labour séant dessous le courtil du cras audit Avroult listant d’amont Martin SAUTOIR, d’aval aux héritiers Julien ALHOY, d’un bout vers soleil au seigneur d’Avroult.

Ledit Antoine HOULIER donne à sa sœur une « catoir » de mouches à miel à la St Jean prochain.

Il a aussi été convenu que ladite FIOLLET pourra prendre ses nourritures et aliments chez et dans la maison d’icelle HOULLIER sa fille, en lui payant par chacun an la somme de 40 florins au jour de noël de chaque année…

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Classé dans contrats de mariage

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