Deux moulins au Gond Dardennes en 1710


Gros de St Omer, convention 25 du 27/03/1710 (4E5/654)

Adrien CARRE jeune homme à marier et meunier demt au Gond Dardennes banlieue de cette ville, fils et héritier de Joseph CARRE vivant Me meunier audit Gond Dardennes d’une part.

Jean COSSART Me meunier demt audit Gond Dardennes et Marie Jacqueline DROGUERIE sa femme  d’autre part.

Ledit feu Joseph CARRE avait pris à titre de bail emphytéotique pour 99 ans de messieurs les abbé et religieux de l’abbaye de St Bertin en cette ville deux moulins séants audit Gond Dardennes, l’un à usage de moudre blé et l’autre de battre huiles, étant lesdits moulins à l’eau, moyennant 240 livres pour les deux moulins par an.

Cependant damoiselle Marie Marguerite TAHON veuve de Mre Antoine CREPIN vivant procureur en cette ville s’ingère de jouir desdits deux moulins sous prétexte, à ce qu’on peut avoir appris, d’une convention faite par Jean LEMOISNE vivant Me meunier audit Gond Dardennes, beau père dudit premier comparant, avec ledit feu CREPIN.

Icelle convention étant nulle et de nulle valeur attendu que ledit feu LEMOINE n’avait aucun droit audit bail emphytéotique, et comme il s’agit pour rentrer en la jouissance desdits deux moulins, de faire plusieurs procédures et poursuites contre ladite damoiselle TAHON et les enfants et héritiers dudit feu CREPIN, et que ledit Adrien CARRE ne se trouve pas en état de faire icelles poursuites et les débours et avances, les parties comparantes ont fait et traité par ensemble la convention suivante.

Lesdits seconds comparants promettent de faire à leurs risques péril et fortune, tous les débours et avances qu’il conviendra de faire au sujet de toutes les poursuites  et procédures qui se feront sous le nom dudit Adrien CARRE premier comparant contre ladite damoiselle TAHON et ses enfants, pour rentrer dans la jouissance du parfait dudit bail emphytéotique desdits deux moulins…

Le cas arrivant que ledit Adrien CARRE vienne à obtenir gain de cause et rentrer dans la jouissance desdits deux moulins et que ladite damoiselle TAHON et ses enfants soient déboutés de telle quelle convention faite avec ledit feu CREPIN… les parties comparants jouiront moitié par moitié desdits deux moulins pour le parfait dudit bail emphytéotique, en rendant et payant auxdits sieurs de St Bertin par chacun an par chacune des parties comparantes 120 livres, et entretenant lesdits moulins de toutes réfections nécessaires aussi moitié par moitié…

Les dettes passives dues par ledit feu Joseph CARRE seront payées moitié par moitié…

 

En 1714 est faite une prisée des deux moulins par les experts de messieurs de st Bertin et damoiselle Marie Marguerite TAHON : prisée de deux moulins au Pont d’Ardenne en 1714.

Adrien CARRE a du perdre, en 1718 il prend à bail un moulin : bail d’un moulin à eau en 1718.

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