Ste Barbe, patronne des chapeliers


Le 12/02, jour de la translation de Ste Barbe.

Littré : célébrer la translation d’un saint, célébrer le jour auquel les reliques d’un saint ont été transférées d’un lieu à un autre.

Gros de St Omer, fondation un du 08/04/1734 (4E5/852)

Jean baptiste LERNOU Me chapelier demt en cette ville veut fonder un office solennel pour le jour de la translation de Ste Barbe qui est le 12/02, à l’honneur de ladite sainte patronne du métier de chapelier, avec premières et secondes vêpres ledit jour avec aussi un obit le lendemain tant pour le repos de son âme que celles des maitres et compagnons dudit corps de métier trépassés, à dire et célébrer le tout en l’église paroissiale de St Sépulcre en cette ville, où la chapelle du corps dudit métier se trouve érigée.

Il a fait connaitre son pieux dessein à Jacques DELANNOY doyen, Sr Martin François RATTEL doyen entrant, Jean François LOURME, Jean François Alexandre FLAHAUT, Ignace MARTEL, Jean LOSINGO, Antoine Joseph GRESSIER, Jean Baptiste BARBION, Joseph DESCAMPS, Jean François LOURME fils, Guillaume Dominique DECAMP (signe DESCAMPS), Pierre Joseph LOURME et Nicolas François DELANNOY tous maitres représentant le corps dudit métier de chapelier de cette ville, et leur a fait offre d’établir cette fondation s’ils voulaient l’accepter, avec condition que le luminaire se livrerait par la corps de métier, et que ledit jour les maitres chapeliers tiendraient leurs boutiques fermées, avec liberté cependant à eux et à leurs ouvriers de travailler le dit jour comme se fait de coutume dans les fêtes que les princes et rois ordonnent, c’est çà dire à « bouticle fermé », sauf que les maitres dans le temps des dits offices devront s’y rendre et y assister, comme aux autres offices qui se font au jour de Ste Barbe.

Proposition acceptée par lesdits doyens et maitres, à l’intervention du Sr Nicolas MARCOTTE négociant et à son tour échevin de cette ville leur grand maitre.

Ledit Jean Baptiste LERNOU donne créée  constitue et assigne sur lui et ses biens au profit dudit corps de métier la somme de dix livres douze sols six deniers de rente et canon héritier et perpétuel sans rachat à payer au 12/02 de chaque année…

Moyennant quoi, lesdits doyens et maitres chapeliers promettent de faire célébrer le susdit office ledit jour de la translation de Ste Barbe avec premières et secondes vêpres, la messe solennelle ledit jour et l’obit le lendemain, le tout comme ci devant…

De plus ils feront chacun an le dimanche d’auparavant ladite fête, faire annoncer au prône le susdit obit pour le repos de l’âme dudit Jean Baptiste LERNOU et de celle de Pierre LERNOU son frère…

À l’exécution des présentes, ledit premier comparant oblige tous ses biens présents et avenir, et lesdits doyens et maitres chapeliers les revenus de leur dit corps de métier.

À la sureté du paiement de la rente, le premier comparant apporte la maison et héritage qui lui appartient sise en cette ville rue des bouchers, tenant d’un coté à Marie Madeleine NOLACE et ses sœurs, d’autre à |blanc] PERCHE.

Ledit Jean Baptiste LERNOU paiera lui même ladite rente et canon aussi longtemps qu’il vivra.

2 Commentaires

Classé dans religion

2 réponses à “Ste Barbe, patronne des chapeliers

  1. Sainte Barbe était aussi la patronne des mineurs.

  2. Pingback: Ste Barbe, patronne des chapeliers | Gén...

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