Accouchement d’un enfant naturel en 1732 à Guînes

Déclaration 26 du 13/11/1732 (AD Dainville, Quetelart, notaire à Guînes, 4E76/63)

Louise SOURLOY veuve de feu Pierre PHILBERT vivant notaire royal à Guînes et Marie Jeanne DUBUIS veuve d’Abraham BLANQUART vivant chirurgien audit Guînes ensemble Jeanne NIDE femme sage juré demt tous à Guînes.

Les comparantes ont appris qu’il y a contestation en la justice royale de Calais entre le nommé ROUTIER fils de Guînes et Marie FALLEMPN veuve de Pierre BERNARD marchande audit Guînes au sujet de pension de nourriture que la femme dudit ROUTIER a donné à un enfant non légitime de Marie Antoinette POURCHELET de Guînes, des œuvres de Pierre BERNARD fils d’icelle FALLEMPIN.

Lesdites SOURLOY DUBUIS et NIDE promettent de dire la vérité touchant l’accouchement en enfantement du fruit de ladite POURCHELET des œuvres dudit BERNARD prétendue.

Elles déclarent qu’ayant été appelées dans les douleurs de l’accouchement de ladite Antoinette POURCHELET par sa mère, elle l’ont trouvées en travail d’enfantement avec sa dite mère avec elles présentes dans la cave de la maison, n’ayant lieu plus propre à ce sujet attendu que la maison est à usage de boutique, le haut des chambres occupées par le sieur PIHEN propriétaire de ladite maison.

Après plusieurs douleurs d’enfantement, est né un enfant femelle, avant que ladite NIDE femme sage ait pu arriver.

Ladite NIDE étant arrivée avant que le dit accouchement n’eut été entièrement parfait, elle déclare avoir requis ladite POURCHELET des œuvres de qui provenait l’enfant, laquelle a juré et affirmé être des œuvres de Pierre BERNARD demt en ce bourg d’avec elle, et n’en avoir jamais connu d’autre.

Ladite NIDE a achevé ledit accouchement, après quoi, l’enfant venu enveloppé ordinairement, elle l’a porté par ordre de ladite POURCHELET audit BERNARD en la maison de sa mère où il est demeurant.

Laquelle mère l’a fourni de langes et ensuite a ordonné à ladite NIDE de la mettre à une nourrice, laquelle a fait ceci et mis ledit enfant à nourrice à la femme dudit ROUTIER sa voisine, sur la parole que ladite BERNARD serait survenue et payé les dépenses dudit enfant.

Les comparantes certifient leur déclaration véritable, pour servir et valoir envers trous et ainsi qu’il appartiendra

Fait en présence d’Antoine MAILLIARD et Paul Antoine BACHELIER tous deux huissiers royaux des traites de Calais témoins appelés au défaut de second notaire.

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