Quelques enfants naturels en 1740

Gros de St Omer, transaction 21 du 18/06/1740 (4E5/909)

Marie Françoise DELOBEL jeune fille à marier demt au hameau de Quercamps paroisse de Bouvelinghem, assistée de François MATTON garde des bois du seigneur évêque de St Omer demt audit Quercamps son oncle maternel d’une part.

Sébastien VETU marchand demt en cette ville d’autre part.

Transaction pour éviter difficultés et procès au sujet d’en enfant femelle que la première a mis au monde il y a cinq mois ou environ, qui a été baptisé au village de Wulverdinghe en Flandre et nommé sur les fonds de baptême Marie Anne Françoise VETU, comme provenant des œuvres du second comparant.

Moyennant 150 livres que la première comparante confesse avoir reçu dudit second, et au surplus la charge que prend ledit second comparant de nourrir alimenter entretenir ledit enfant, le faire instruire en la foi catholique apostolique et romaine, et en avoir les soins possibles et convenables, ladite première comparante quitte et décharge icelui second comparant de ses frais de défloration, de couche, ensemble de tous autres ses dommages et intérêts qu’elle a et pourrait avoir lieu de prétendre.

 

Gros de St Omer, transaction 36 du 19/03/1740 (4E5/909)

Marie Anne LOZINGO fille à marier demt au village d’Inghem d’une part.

Liévin LELEU jeune homme jeune homme à marier demt audit village d’Inghem d’autre part.

Les parties sont en procès par requête de ladite première comparante à la charge du second, tendant à ce que ledit second comparant fut condamné à se charger de l’enfant qu’elle a mis au monde comme provenant de ses œuvres, et à lui payer une somme pour sa défloration, frais de couche et dommages et intérêts en résultant… renvoi… appel…

Considérant les parties que les procès sont toujours frayeux et l’événement d’iceux douteux et incertain, ils ont, pour nourrir pais et amitié, convenu par firme de transaction comme s’ensuit.

Moyennant la somme de 100 livres que ladite première comparante confesse avoir reçu, et outre de ce que ledit second comparant s’est obligé et promis se charger de l’enfant qu’elle a mis au monde de ses œuvres, nommé sur les fonds de baptême Liévin Joseph, et le nourrir et élever en la foi catholique apostolique et romaine, ladite première comparante décharge ledit second comparant de toutes prétentions qu’elle aurait pu demander à sa charge tant pour sa défloration, frais de couche, qu’autres, promet même de ne jamais l’inquiéter ni rechercher pour raison de tout ce que dessus, ni former aucune opposition au mariage qu’il pourrait conclure par la suite avec autre personne.

Quand aux dépens encourus entre les parties en instance que ladite première comparante reconnait avoir intenté mal à propos … ils demeureront compensés entre les parties.

Ladite première comparante devra encore nourrir ledit enfant à ses dépens pendant trois semaines ou moins, au cas qu’elle n’entre en condition avant le dit temps de trois semaines.

 

Gros de St Omer, convention 43 du 03/12/1740 (4E5/906)

Paul VASSEUR maitre maréchal demt au village de Laires natif dudit lieu et pour ce jour au château de St Omer d’une part.

Nicolas François WALLART manouvrier demt à Haut Arques e Anne Joseph DRIUS sa femme d’autre part.

Les seconds comparants emprennent et se chargent de nourrir et élever Marie Jeanne Joseph à présent âgée de quatre ans et demi ou environ, baptisée ne la paroisse de Ste Marguerite en cette ville, de qui en a été le parrain Antoine Joseph ONDRE ouvrier plombier en cette ville et la marraine Marie Jeanne CARON sa femme , icelle Marie Jeanne Joseph fille naturelle du premier comparant avec Marie Jeanne (Marie JEANNE ?), la faire apprendre et instruire des mystères de la foi catholique apostolique et romaine et cela pendant le temps qu’ils la tiendront chez eux et aussi longtemps que ledit premier comparant la laissera chez eux…

… et cela moyennant la somme de 24 louis faisant 72 livres de France, qui est à raison de six livres par mois que ledit premier comparant promet et s’oblige de payer par chacun an aux seconds comparants par quartier de trois mois en trois mois.

De plus, il fournira audit enfant ce qu’il estimera le plus convenable à ses entretiens…

 

 

Gros de St Omer, convention 84 du 1/08/1740 (4E5/906)

Christophe VIDOR maitre meunier demt à St Martin au Laërt, Pétronille BLOT sa femme, tant en leurs noms qu’en celui de Claude Joseph VIDOR leur fils à marier demt avec eux, aussi présent, d’une part.

Marie Jacqueline LIVOIS fille majeure usante de ses droits demt au village de Tatinghem d’autre part.

Convention pour terminer le difficultés entre les parties au sujet de la copulation charnelle qu’il y a eu entre ledit Claude Joseph VIDOR et ladite Marie jacqueline LIVOIS, de laquelle est née vendredi dernier un enfant qui a été nommée au baptême Marie Joseph VIDOR, que ledit Claude joseph VIDOR a dit provenir de ses œuvres et reconnait pour son enfant.

Les premiers comparants se chargent dudit enfant, promettent l’alimenter, nourrir, entretenir et élever dans la religion catholique apostolique et romaine, le représenter lorsqu’ils en seront requis, le tout comme leur enfant légitime, de plus de payer à la sage dame ce qui lui sera du pour avoir accouché et sollicité ladite LIVOIS, ensemble ce que cette dernière a payé et déboursé et ce qu’il se trouvera être encore du au Sr avocat et au procureur pour honoraires, salaires et débours à l’occasion de tout ce que dessus… tout ce que dessus a été liquidé et arrêté à la somme de 30 livres.

Promettant au surplus ladite LIVOIS ne jamais s’opposer au mariage que ledit Claude Joseph VIDOR voudra contracter avec qui bon lui semblera.

Les premiers comparants promettent lui payer et fournir chaque mois la somme de dix livres pour les nourritures et aliments qu’elle s’oblige de fournir et subministrer à ladite Marie Joseph sa fille et ce aussi longtemps qu’il plaira auxdits premiers comparants et qu’ils le jugeront convenir, avec promesse de leur représenter toute fois et quand ils le requerront.

Moyennant quoi toutes difficultés prendront fin et demeureront anéanties à toujours.

 

Gros de St Omer, convention 99 du 11/05/1740, au château de Bilques (4E5/906)

Gilles BRICHE laboureur demt au village d’Heuringhem est convenu de donner à Marie Françoise ZOMBRE demt à Ecques, à laquelle ledit Gilles BRICHE avoue d’avoir fait un enfant, la somme de 360 livres…

Moyennant quoi ladite Marie Françoise ZOMBRE se chargera de l’enfant qu’elle a eu dudit Gilles BRICHE, et souscrit ladite ZOMBRE à ne plus rien exiger dudit Gilles BRICHE soit pour frais de procédures ou quelque autres causes que se puisse être.

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