Accord pour un enfant naturel en 1715

Accord f 78 du 04/05/1715 (AD Dainville, AUBERT notaire à Ardres, 4E16/46)

Gabriel QUEHEN jeune homme âgé et usant de ses droits et actions demt au  village de Rodelinghem d’une part.

Marguerite PONTHIEU jeune fille aussi âgée et usant de ses droits demt Sanghen d’autre part.

Pour éviter au procès qui était prêt à se mouvoir entre eux au sujet de la communication charnelle qu’ils ont eu ensemble et dont a été procréé un enfant male, pour en prendre soin, s’en charger, nourrir, élever et alimenter à ses dépens pour toujours, en décharger la seconde comparante et la reconnaitre de ses doléances et réparer sa réputation ou lui tenir lieu de ladite réparation, demeurer respectivement libres  de leurs actions pour l’avenir, nourrir paix et amitié entre eux, se sont accordés par forme de transaction  pure permanente et irrévocable comme il suit.

Moyennant la somme de 120 livres à laquelle ladite PONTHIEU s’est restreinte pour lesdites doléances et lui tenir lieu de réparation, et au moyen aussi que ledit QUEHEN s’est chargé dudit enfant pour l’élever nourrir et entretenir comme son enfant propre et venant de ses œuvres, icelui QUEHEN sera libre de ses droits et actions pour se marier avec qui bon lui semblera, sans pouvoir par ladite PONTHIEU aucunement à l’avenir y former aucun obstacle opposions ni autres empêchements….

Au moyen de tout quoi lesdites parties seront hors de cour de procès et de toutes autres prétentions respectives…

Fait du consentement de Charlotte LAVOISIER mère de la comparante.

3 Commentaires

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3 réponses à “Accord pour un enfant naturel en 1715

  1. jmg013

    Amusant, cette expression de « jeune homme âgé » ; « jeune homme » aurait-il ici le sens de « célibataire ?

  2. Bonjour, jeun homme signifie bien sur qu’il est célibataire, et la formule « agé et usant de ses droits » qu’il est majeur.

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