Un meunier exempté d’apprentissage en 1704

Gros de St Omer, convention 27 du 1/06/1704 (4E5/624)

Jean Baptiste VIELLART meunier à Tilques et Jeanne BAUDE sa femme…

Il souhaite passer maître meunier en cette ville et a requis et offert à Adrien LEBLOND doyen, Phles BELINGER, Antoine PATERNEL, Jean VIDOR et Jean LEMOINE, quatre maîtres dudit métier de meunier en cette ville et banlieue de leur payer la somme de 90 livres s’il leur plaisait le décharger de deux ans d’apprentissage, qu’il est obligé de faire pour parvenir à la maîtrise conformément aux statuts concernant le métier, décrétés à l’échevinage de cette ville le 19/06/1690…

Ledit doyen et les quatre maîtres ont accepté, et le déchargent desdits deux ans d’apprentissage…

Ledit VIELLART et sa femme promettent de payer les dits 90 livres es mains du Sr Nicolas François VANDERVOSTEN avocat au conseil d’Artois et naguère échevin de cette ville, leur grand maître… …

Moyennant quoi ledit VIELLART pourra se faire recevoir à maîtrise en payant par lui les droits ordinaires « avec le disné » et faisant son chef d’œuvre le 08/07 prochain.

Arrivant qu’il ne serait pas trouvé capable, ledit présent acte demeurera nul…

Une maîtrise pour pouvoir travailler dans la banlieue de St Omer ? Dix mois plus tard :

Gros de St Omer, bail 125 du 11/04/1705 (4E5/630)

Jean Baptiste VIELLIART Me meunier demt à Tilques et Jeanne BAUDE sa femme, prennent à bail de damoiselle Jacqueline Isabelle ROBINS demt en cette ville, femme séparée quand aux biens du Sr BOYAVAL, certain moulin à vent au lieu nommé le Lart dit St Martin les cette ville, à moudre blé et autres grains, avec une chambre, « ravallée », grenier et étable…Bail pour trois six ou neuf ans… à entrer en jouissance au 01/08 prochain…

Bail moyennant 150 livres par an… et à deux termes et paiements égaux…. Lesdits preneurs seront tenus de moudre pendant le temps de ce bail tous les « bretz » et blé que ladite damoiselle bailleresse aura besoin tant pour sa brasserie que son ménage sans aucune rétribution ni profit…

… à charge d’entretenir ledit moulin de chevilles, fuseaux, pointes et noyaux, lattes et cotterets, pour à la fin du bail rendre et restituer ledit moulin en bon et convenable état, ainsi qu’il sera à leur entrée.

Ils seront en outre tenus de mettre ledit moulin  « du costé du vent », à peine que s’il venait à tomber par leur faute, de le rétablir… Seront aussi tenus les preneurs d’entretenir les édifices desdits bâtiments de pelles, lattes, « torcques », mortier, « soeulement » et couronnement, et de payer annuellement les rentes foncières et anciennes, à concurrence d’une demi rasière de blé pour 65 verges de terre où ledit moulin est situé, et une « pouille », comme aussi le droit du vent du à messieurs du magistrat de cette ville…

… Promettant au surplus de fournir et livrer à ladite damoiselle bailleresse une rasière de blé convertie en « fresne » ( ? pour farine ?) présentement pour vin du présent bail.

Les preneurs pourront mettre les « meusnées » qu’ils moudront pour Flandre en la maison de ladite damoiselle bailleresse en cette ville qui sera tenue de les faire conduire et voiturer par la barque à Louestelle et à Watten, sans payer par eux aucune chose pour la voiture.

Mais ils ne resteront pas deux ans au Lart :

Gros de St Omer, bail 112 du 5/01/1707 (4E5/639)

Liévin LEFEVRE Me meunier en cette ville et Marie Antoinette PORTENART sa femme, prennent à titre de ferme et louage par forme d’arrière bail de Jean Baptiste VIELLIART Me meunier demt à Tilques tout un moulin à vent situé au Nart, qu’il tient en louage de Jacqueline ROBINS femme séparée du Sr BOYAVAL par bail du [blanc]… pour le parfait dudit bail, aux mêmes clauses et conditions y portées, sans aucune chose réserver.

Ledit LEFEBVRE promet de laisser moudre ledit VIELLART audit moulin tout ce qu’il voudra quand il aura le temps et qu’il n’aura pas d’ouvrage pendant un an et demi date des présentes et cela à la conscience dudit LEFEBVRE et sous son serment, en faveur de quoi Ledit VIELLIART cède et abandonne audits preneurs les quatre voiles avec l’avesture d’une demi mesure d’ivernache ou environ pour faire la dépouille à l’aout prochain.

En 1713, le couple vendra son moulin de Tilques, acheté en 1702 : Vente d’un moulin à Tilques en 1713.

 

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