Accident sur le marché à l’avoine en 1749

Gros de St Omer, transaction 41 du 20/01/1749 (4E5/1001)

André Joseph VERBREGHE maresquier demt à St Martin au Laërt, mari de Marie Anne CASTIER, Thomas SART greppeur demt au Hautpont faubourg de St Omer  mari de Marie Anne LASEVE, Marie Thérèse CANDAVAINE veuve de François Félix REVILLION « gaine deniers revendeusse » demt en cette ville, tant en son nom et en celui de Marie Antoinette Joseph REVILLION sa fille d’une part.

Liévin COINTEMANT fermier demt à Difques, stipulant en son nom pour Jean François STOPIN laboureur audit Difques d’autre part.

Transaction pour prévenir toutes difficultés dommages intérêts résultant de l’accident arrivé le dix neuf de ce mois sur midi et demi ou environ à ladite Marie Anne CASTIER qui a « la cuise desloquez et desboité », à ladite LASEVE qui a le bras cassé, à ladite CANDAVAINE qui a reçu des contusions au bras gauche, et sa fille qui a la cuisse et jambe « froissé et contusé », et à la fille d’Antoine LENGLET nommé Marie Jeanne Françoise du village d’Eperlecques qui se trouve blessée, causés par les deux chevaux dudit STOPIN attelé à une charrette sur le marché à l’avoine de cette ville qui ont pris l’épouvante et causé ces blessures.

Les chevaux ont été mis à la fourrière chez CARON à la maison de ville, la charrette et grains qu’il y avait en dépôt. Les parties ont convenu de ce qu’il suit.

(Ont reçu)… à l’égard de la femme dudit VERBREGHE 20 livres, de la femme dudit SART 40 livres, de la CANDAVAINE et sa fille 22 livres, du Sr François Joseph GRARE Mre chirurgien juré de cette ville qui les a pansé et qui continuera jusqu’à leur parfaite guérison, ainsi qu’il se charge et le promet 20 livres, sommes reçues dudit COINTEMANT second comparant à la décharge dudit STOPIN, et à quoi ils ont réciproquement réduit ce qu’ils auraient pu prétendre pour dommages et intérêts à l’occasion que dessus et ledit Sr GRARE pour ses pansements et médicaments fournis et à fournir  auxdites quatre personnes susnommées. Moyennant quoi, les premiers comparants déchargent ledit STOPIN de tous dommages intérêts frais de pansements médicaments fournis et à fournir… en sorte qu’ils ne prétendent plus aucune chose à sa charge…

… à condition au surplus par icelui COINTEMANT payer le Sr BLERY aussi chirurgien en cette ville pour ses pansements et médicaments à ladite Marie Jeanne Françoise LENGLET qui est à présent retirée chez le Sr BERTIN rue du brulle de cette ville, et qui s’en chargera jusqu’à ce qu’elle soit guérie de sa blessure, de même que les frais de fourrière audit CARON. Le Sr Jean François CHEVREUIL petit bailly de cette ville, comme partie publique, se désiste de la plainte qu’il a donné à messieurs les mayeur et échevins à l’occasion de l’événement arrivé…

Ladite CANDAVAINE le décharge aussi de la perte qu’elle a dit avoir fait de l’argent qu’elle avait et des œufs cassés marchandises perdues.

Ils déclarent au surplus qu’il ne leur est venu à connaissance ni entendu qu’il y ait eu autres personnes blessées de cet événement.

Du depuis est comparue Aldegonde Françoise RADET jeune fille marchande de linge en cette ville, moyennant trois livres reçus dudit COINTEMANT, quitte et décharge ledit STOPIN des dommages et intérêts résultant de la blessure qu’elle a eu au front à cause du même événement et ses marchandises renversées dans la boue…

Plus a été payé six livres pour les sergents dudit Sr CHEVREUIL qui a donné sa main levée en dehors des présentes…

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