Vente d’un moulin à St Omer en 1709

C’est le moulin BAUCQUE qui sera revendu en 1722, et déplacé au Hautpont à cause du manque de vent. Voir : le moulin BAUCQUE en 1722.

Gros de St Omer, vente et rente 3 du 17/09/1709 (4E5/648).

Messire Louis Guislain DE TREZIGNIES vicomte d’Armuiden, fondateur de l’hôpital de St Jean Baptiste à St Omer, messire Gilles François DELIERE baron de Berneville, mayeur moderne et ancien de cette même ville et en cette dernière qualité administrateur dudit hôpital, sœur Isabelle DUFRESNE mère supérieure, sœur Cécile TRICO mère marthe et le Sr Pierre CARTON receveur, le tout du même hôpital…

Vente à l’intervention de Me Guillaume DESOMER avocat procureur pensionnaire de cette ville, à Philippe BELENGER Me meunier en cette dite ville et Marie Jacqueline RAPPE sa femme…

… Vente de tout un moulin à usage de moudre blé et autres grains situé sur le rempart de cette ville proche la porte du Hautpont au lieu nommé Rosendal, avec la maison jardin et héritage, dépendance dudit moulin et située vis-à-vis d’icelui dans la rue qui conduit aux remparts, tenant d’orient au flegard et d’occident à la brasserie nommée la Blanche Notre Dame, par derrière à la brasserie nommée le Loup et de nort faisant front à ladite rue.

Vente pour en jouir faire et posséder par lesdits acheteurs de ce jour d’hui et le dernier vivant d’eux, le tout viagèrement pour après le trépas du survivant retourner à leurs héritiers également, à moins qu’ils en aient autrement disposé, et à toujours en toute propriété à la charge des rentes foncières et anciennes…

Vente moyennant la somme de 2300 livres, sur laquelle somme les acheteurs promettent payer aux administrateurs la somme de 400 livres en dedans un an, et jusqu’à l’actuel paiement desdits 400 livres, ils en paieront l’intérêt à raison du denier vingt.

À l’égard des 1900 livres restants, ils ont requis lesdits sieurs administrateurs de vouloir leur laisser la même somme à cours de rente, à quoi lesdits sieurs ont consenti.

Lesdits BELENGER et sa femme ont donc créé et constitué sur eux et leurs biens présents et futurs au profit dudit hôpital la somme de 95 livres de rente héritière par chacun an… au dix sept septembre, dont la première année échera à pareil jour de septembre 1710…

À la garantie de la présente vente, les comparants obligent tous leurs biens, terres et héritages présents et futurs… et spécialement la moitié d’une maison à usage de boulangerie située en cette ville près la porte du Hautpont, tenant d’orient à Jean VANDERSMET, d’occident aux enfants et héritiers de Noel ROGIER, faisant front du midi à la rue.

Poster un commentaire

Classé dans moulins et meuniers

Les commentaires sont fermés.