Transaction pour cheval malade en 1750

Gros de St Omer, transaction 64 du 07/09/1750

Louis LAURENS maître meunier demt au village de St Martin au Laërt lez cette ville de St Omer d’une part.

Jean François VINCENT laboureur et marchand de chevaux demt au village d’Humières baillage d’Hesdin d’autre part.

Le premier a vendu au second le 22/07 dernier sur le marché de Tournehem une cavaille moyennant 75 livres, livré et payé sur le champ.

Le second comparant l’a revendu à Romain COCHOIX du village de Guervil (Guerville en Seine Maritime ?), et celui-ci l’a aussi revendu à Pierre HUMEL du village de Douvrein en Normandie (Douvrend en Seine Maritime ?).

Ce dernier, sous prétexte que ladite cavaille était attaquée de maladie de pousse, s’est pourvu le deux de ce mois contre ledit Romain COCHOIX pour l’obliger à reprendre la même cavaille à la restitution du prix d’icelle, dommage intérêts et dépens.

Ledit COCHOIS s’est aussi pourvu en garantie contre le second comparant pour les mêmes fins et icelui est sur le point d’exercer son action d’arrière garantie contre ledit premier comparant.

Voulant mettre fin et empêcher toutes discutions entre les parties comparantes, ils sont convenus amiablement de ce qui suit.

Moyennant 30 livres, le second comparant s’engage d’aller retirer la cavaille dont s’agit de la possession dudit HUMEL et de la remettre en celle du nommé BRUNET cabaretier où pend pour enseigne la Magdeleine en la ville d’Hesdin, ou ledit premier comparant devra l’aller chercher à ses dépens et ne payant les nourritures…

… Et aussitôt l’arrivée de ladite cavaille audit Hesdin, ledit second comparant en donnera avis au premier par missive.

Et s’il arrivait dans la route que ladite cavaille vienne à mourir ou qu’il lui survienne quelque accident, il devra en faire tenir procès verbal par gens experts, et les frais lui en seront remboursés par ledit LAURENS, lequel autorise de payer par le second comparant les frais de procédure faits de la part desdits HUMEL et COCHOIX, ensemble les frais de nourritures de ladite cavaille depuis la vente et revente si l’on en exige et sur les quittances qu’il en rapportera, il sera restitué et remboursé par ledit premier comparant sur le champs ainsi que de la somme de trente livres avant dite, moyennant laquelle il ne pourra plus rien prétendre tant pour voyage dépense et nourritures dommages et intérêts comme autrement.

Promettant au surplus ledit premier comparant de payer a second aussitôt l’arrivée de ladite cavaille à Hesdin ladite somme de 75 livres prix de ladite cavaille.

Pierre François DUBOIS Me maréchal demt à St Omer se porte caution du premier comparant…

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Classé dans 1750 Saint Omer, Saint-Omer actes notariés, transactions 1750

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