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Accord entre meuniers en 1682

J’avais  déjà vu cette histoire de seizième il y a longtemps : Concordat à St Omer chez les meuniers en 1720.

Gros de St Omer, accord 41 du 25/10/1682

Phles BELINGER, pierre FOURNIER, Jean PATERNELLE, Jacques LEFEBVRE, François PODEVIN, Jean MARSILLES, François COUSIN, Liévin LEFEBVRE, Mathieu COUSIN, Antoine LEFEBVRE, Charles CODVELLES, Mathis CARON, Françoise MAILLART veuve de Nicolas COUBRONNE, Jean CARON, Jean VANDERBECQUES, Robert BLOT, Quentin LEFEBVRE, Marie Anne MARSILLES veuve de Charles COUSIN, tous maîtres meuniers et veuves de maîtres de cette ville et banlieue, y demt…

…« souhaittans d’ung consentem[ent] commun prévenir aux plainctes que de temps à aultres se font par aulcun d’iceulx, sur ce que les ungs pour préjudicier à leurs confrères et maintenement de leurs familles s’ingèrent de se contenter d’une moindre mousture que n’est portée par les statuts concernans leur mestier, attirans par ce moien les chalandes l’ung de l’aultre et contrevenans à aulcuns poincts de leurdts statuts portans datte du vingt noeuf de juillet mil quattre cent sept, ont à ce subiect à l’intervention de sire Jean Bapte HENDRICQ eschevin juré a conseil d’icelle ville leur grand maistre, convenu et concordé que »…

… « Doresnavant nul d’iceulx ne pourrat prendre moindre ny plus grande mousture q’ung biguet quy est ung seiziesme de ch[ac]une des razieres des grains qu’ils mouldront tant bled qu’aultres sans préjudice neantmoins de pouvoir mouldre comme de coustume les bretz à l’argent, pourveu revenir à l’importance dudt seiziesme, et ce soubz peine et amende de dix livres courantes de ch[ac]une fois que l’ung ou l’aultre d’iceulx y aurat contrevenu, au proffict de la chappelle de leur mestier »…

.. Pendant qu’ils sont assemblés ils ont trouvé convenir de rafraîchir certain concordat fait le 27/08/1680 par lequel les dits meuniers de ladite banlieue, ne pourront atteler leur charrette avec deux chevaux, sinon pendant les mois de décembre janvier et février de chacune année, à peine de trois livres quinze sols d’amende, et à la réserve qu’au lieu desdits trois mois, ils ont trouvé être expédient de permettre qu’iceux meuniers de la banlieue pourront commencer du quinze novembre d’atteler leur charrette de deux chevaux en continuant jusque et compris les mois de février de chacune année, en considération de la difficulté des chemins pendant ce temps, hors duquel ils ne se pourront servir que d’une bête seulement, sous l’amende susmentionnée…

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