Construction d’un nouveau moulin à Zudausques en 1738


Plusieurs actes concernant un nouveau moulin à Zudausques:

Gros de St Omer, vente avec condition 24 du 20/02/1738 (4E5/883)

Gilles BAYART ci devant laboureur demt à Zudausques, Philippe BAYART son fils journalier demt en cette ville, Jean Honoré GOMEZ laboureur demt à Quercamps tant en son propre et privé nom que se faisant et portant fort de Jeanne Thérèse BAYART sa femme.

Témoins : Pierre Jacques BEGHIN bourgeois receveur et Jacques PAUCHET cabaretier tous deux demt en cette ville, gens de bien dignes de foi et de crédence.

Vente parmi et moyennant six messes aux trépassés, 30 sols de deniers à dieu, 40 sols de vin du marché, fournis comptant et de principal par une partie de 250 livres reçus du Sr Antoine VEILLART bourgeois demt en cette ville et Anne Joseph DESCAMPS sa femme, savoir :

- ledit Gilles BAYART 52 livres en déduction de 125 livres qu’il lui revient dans ledit prix pour sa moitié.

- ledit Philippe BAYART 62 livres 10 sols.

- et ledit GOMEZ 48 livres en déduction de 62 livres 10 sols, pour chacun leur quart dans le total.

Pour ce qui est des 73 livres revenant encore audit Gille BAYART de reste de sa moitié et 14 livres 10 sols restant aussi dus audit Honoré GOMEZ, icelui VEILLARD promet les leur payer à chacun, savoir audit Gilles BAYART dans un mois date des présentes, et à icelui GOMEZ lorsque sa femme ratifiera le présent.

Vente au profit dudit Sr VEILLARD de sept quartiers ou environ de terres à labour situé au terroir de Zudausques au lieu nommé campaigne delemotte, listant d’amont à Jean BAYART, d’aval aux héritiers d’Antoine HOCHART et Madeleine BRUNET, de bout vers mer au chemin d’Audenthun à Hatsoet, vers midi aux terres du couvent des pénitentes de St Omer, tenu en coterie de la seigneurie qu’a audit lieu damoiselle LE SERGEANT BERTOFFLE, et procédant la moitié audit Gilles BAYART de l’achat qu’il en a fait de Nicolas DEZUART « il y a longues années » et auxdits Philippe et Jeanne Thérèse BAYART ses enfants de la succession de Jeanne HURTREL leur mère avec laquelle in en avait fait ledit achat.

Vente à condition par autre partie que ledit acquéreur fera construire et ériger, ainsi qu’il le promet et s’y oblige, un moulin à usage de moudre blé et autres grains sur ledit fond, bon et bien conditionné, et cela pour le bien utilité nécessité et l’avantage tant des habitants dudit Zudausques que des villages voisins, avec plus de diligence que faire se pourra pour la meilleure commodité desdits habitants et leurs bienséances.

En faveur de laquelle érection et construction de fond en comble du susdit moulin à vent, ils font la présente vente, « cessant quoy ils ne l’auroient fait ».

Vente à charge que, quand ledit moulin sera tournant et travaillant, l’occupeur et meunier d’icelui sera tenu et obligé de moudre la « moné » dudit Gilles BAYART père toute fois qu’il le fera présenter et des premières par privilège sitôt son arrivée… par un droit qu’il se réserve expressément, en exigeant néanmoins par ledit meunier la rétribution pour le moulage ni plus ni moins que les autres particuliers. Ledit privilège n’aura toutefois lieu que si longtemps qu’il vivra, après sa mort sera fini.

02/07/1739 : Jeanne Thérèse BAYART femme de Jean Honoré GOMEZ ratifie agréée et approuve la vente.

 

Gros de St Omer, transaction 30 du 05/09/1738 (4e5/891)

Englebert DESMIT maitre charpentier de moulin demt à Arnèke châtellenie de Cassel d’une part.

Sr Antoine VEILLARD bourgeois marchand demt en cette ville d’autre part.

Transaction pour terminer l’instance entre les parties pour le paiement de la somme de 2100 florins prix convenu par acte du 30/12/1737 sous leur signature privée pour la construction d’un moulin au village de Zudausques, tant en mains d’œuvre que livraisons des bois nécessaires à cette construction, que le premier s’est engagé de faire fournir rendre parfait et bien conditionné, tournant et travaillant conformément à ladite convention, en payant par le second comparant 2100 florins, soit 2625 livres, ensemble sur les dommages et intérêts résultant de ce que ledit second n’a point fait enlever les bois du lieu où ils devaient être voiturés et les rendre sur le lieu où ledit moulin a du se construire en temps du et convenu, et que de son coté ledit premier n’a point de son coté achevé ledit moulin plutôt.

Les parties ont convenu de ce qui suit.

Moyennant 96 patacons que le premier a reçu du second le 13/06 dernier, 12 livres ce jour qui font ensemble 300 livres (donc un patacon = 3 livres), outre encore 600 livres ce jour en déduction dudit prix convenu… et moyennant au surplus 1725 livres qu’icelui second comparant promet de payer au premier en quatre termes égaux de trois mois en trois mois… ils s’acquittent réciproquement des dommages intérêts qu’ils auraient eu lieu de prétendre l’un conte l’autre, tant à cause du retardement de n’avoir fait transporter lesdits bois proche du lieu dudit moulin, qu’à cause qu’icelui n’aurait tourné et travaillé plutôt.

Cependant, pour l’indemniser ledit second a payé ce jour au premier 24 livres à quoi il s’est borné et fixé…

Et de plus ledit second comparant se contente dudit moulin de la manière qu’il est érigé et construit, sans été tenu à visitation d’experts…

Ledit premier comparant s’est fait assister de Me François VANDENBOGARD demt en cette ville qui lui a expliqué en langue flamande le contenu du présent.

 

Gros de St Omer, bail 110 du 06/06/1739 (4E5/901)

Nicolas Joseph VEILLARD jeune homme à marier suffisamment âgé demt à Zudausques, de présent en cette ville d’une part.

Le sr Antoine VELLIARD demt en la ville de St Omer d’autre part.

Le premier comparant prend à bail du sieur second comparant un moulin à vent à usage de moudre blé scorion et autres grains situé audit Zudausques, existant sur sept quartiers ou environ de manoir amazé de maison chambre écurie… pour par lui en jouir t non autres pendant le temps de 18 ans continuels dont l’entrée en jouissance se fera au 01/07 de cet an 1739, moyennant 100 livres de rendage annuel…

Le preneur sera tenu et obligé d’entretenir ledit moulin de « lattes et cotteres » chevilles et fuseaux, pointes et noyaux, dont il en sera fait une prisée du jour de l’entrée en jouissance pour à la fin du bail en faire une seconde pour savoir s’il y a du « plus ou moins valle ».

Quand aux deux cordes servant au guendal, aussi bien que de la corde « dufrain », celle du fer, ensemble les quatre voiles avec ses cordages, les marteaux à battre meule ainsi que le câble servant à lever la meule, comme un « barique » un pot et en demi pot, un demi quartier, servant à mesurer le grain , appartiendront en propriété audit preneur, attendu qu’il en a payé le prix audit sieur bailleur…

Ayant été conditionné que ledit sieur bailleur ne pourra rentrer dan la jouissance desdits manoirs amazements et moulin avant l’expiration du bail, auquel effet il a renoncé et renonce par cette au bénéfice de la « loy aide » introduit en faveur des propriétaires.

Le preneur promet de faire décharger six messes pour le repos des pauvres âmes trépassées.

Au surplus ledit sieur bailleur reconnait avoir reçu six razières de blé mesure de St Omer, pour confirmation et vin du présent bail.

(Les comparants signent VIELLIARD)

 

Gros de St Omer, convention de partage du 05/08/1739 (4E5/902)

Sr Antoine VIEILLIARD bourgeois marchand demt en cette ville et damoiselle Anne Joseph DESCAMPS sa femme d’une part.

Jean VIEILLARD jeune homme majeur demt à Audruicq tant en son nom que se faisant fort de Liévin Joseph VIEILLIARD son frère demt audit lieu d’autre part.

Convention pour éviter à difficultés et procédures sur le rapport que le premier devait faire des sommes de deniers qu’il a eu et que Robert VIEILLARD et Marie Joseph JOLY leur perte et mère commun lui ont payé pour en partie survenir au prix du prix de sept quartiers ou environ de terres situées à Zudausques, qu’il a acquis de Gilles BAYART et quelques uns de ses enfants par contrat du 20/02/1738, et à l’érection et construction de fond en comble d’un moulin qu’il y a fait faire dessus, à usage de moudre blé et autres grains, qui est présentement tournant et travaillant entièrement et totalement achevé, outre et pardessus les avantages qu’i la eu avant et depuis son contrat de mariage…

Le second comparant et son frère avaient l’action en répétition, pour qu’il leur fasse raison des avantages et avances qu’il a eus pour l’achat de ladite partie de terre et pour l’érection et construction du moulin…

Voulant par le premier rendre le témoignage à la vérité et ne pas priver les seconds comparants de quelques avantages… ne pouvant autrement dans l’état des choses être pourvu à leur indemnité à ce sujet, en vue aussi de conserver la paix et union, il abandonne au profit dudit second comparant et son frère, tant lesdits sept quartiers ou environ de terres que ledit moulin à vent nouvellement construit, avec encore les autres bâtiments à usage du meunier assis dessus…

À charge en outre de nourrir alimenter entretenir leurs dits père et mère tant en santé que maladie, et en tel état il plaira à dieu les constituer…

… Le second comparant et son frère n’entreront en jouissance qu’au premier janvier 1740 et fourniront en outre audit premier comparant leur frère un porc gras chaque année entre le jour de tous les saints et Noel, de la valeur de 30 livres, et continuer tout le temps que ledit moulin subsistera et sera tournant et travaillant…

Additif du même jour : ledit Liévin Joseph VIEILLIARD nommé en l’acte ci devant, agrée et approuve ledit acte en tout son contenu…

Additif du 08/08/1739 : Robert VIEILLARD et Marie Joseph JOLY sa femme demt à Audruicq, agréent et approuvent ledit acte en tout son contenu…

 

 

Gros de St Omer, pièce jointe à l’obligation 13 du 08/08/1740 à Aire (4E5/904)

(Obligation de Jean Jacques TAVERNIER meunier demt à St Omer, qui reconnait devoir au Sr Antoine VIELLARD marchand audit St Omer 150 livres pour les deniers à dieu du bail qu’il lui a accordé d’un moulin situé à St Martin au Laërt…)

Supplique à messieurs le grand bailly, lieutenant général et conseiller u roi au baillage de St Omer.

Suppliant très humblement Antoine VIELLIARD meunier demt présentement au village de Pihem et sa femme…

Par transaction du 05/08/1739 lui et sa femme ont laissé et abandonné au profit de Jean et Liévin VIELLARD leurs frères demt à Audruicq sept quartiers ou environ de terres situées à Audruicq, acquis de Gilles BAYART avec un moulin à vent à usage de moudre blé construit à neuf sur ladite partie de terre…

… Sauf qu’au cas de prédécès desdits deux acquéreurs sans enfants, la même terre et moulin cédés retourneraient audit cédant, ce qui a été ratifié et approuvé par Robert VIELLARD et Marie Joseph JOLY sa femme père et mère communs….

Moyennant par lesdits Jean et Liévin VIELLARD payer tout ce qui restait lors du pour la construction dudit moulin tant en main d’œuvre que matière et toutes autres choses… et pardessus ce de fournir tous les ans tant que ledit moulin subsistera un porc de la valeur de 30 livres ou cette somme en argent.

Lesdits Jean et Liévin VIELLARD ont entré sitôt en possession du moulin, ils sont donc nécessairement tenus à leurs obligations, c’est-à-dire de payer tous les ans le porc gras ou la saleur, cependant ils n’en veulent rien faire.

D’ailleurs les suppliants, qui ont cru que lesdits Jean et Liévin VIELLARD avaient acquitté tout le reste des mains d’œuvre et matériaux, ont été ben surpris lorsque le nommé Inglebert DESMYTTRE les a fait exécuter en leurs meubles et effets pour une somme de 1725 livres qui lui restait du pour la construction dudit moulin maison et bâtiments. Et pour en éviter la vente… (Page pliée et abimé… ils ont payé)… même une somme de 1200 livres de leurs propres deniers suivant la quittance du 08/08/1739, somme qu’ils ne veulent pas encore faire raison aux suppliants quoi qu’à ce tenus.

Ledit Jean VIELLARD est venu à décéder et ledit Liévin VIELLARD n’a point de domicile fixe puisque tantôt il est en Artois tantôt il est en Flandre.

Ce qui fait que les suppliants se sont adressés à N… ANNOCQUE veuve demeurée es biens dudit Jean VIELLARD, mère et tutrice de l’enfant qu’elle en a retenu, et à Jean Baptiste VIELLARD tuteur paternel dudit mineur pour en avoir raison, sans qu’il ait jamais été possible des les y engager.

à ces causes les suppliants ont l’honneur de donner la présente requête afin que ce que dessus considéré… de faire assigner ladite ANNOCQUE et ledit Jean Baptiste VIELLARD pour en leurs dites qualités se voir condamnés à payer aux suppliants une somme de 90 livres pour trois années du prix du porc… et à restituer ladite somme de 1200 livres… …

 

Gros de St Omer, transport 38 du 03/04/1742 (4E5/929)

Antoine VIELLIARD marchand demt es faubourgs du Hautpont pour le présent et Anne Joseph DESCAMPS sa femme.

Parmi et moyennant 1100 livres qu’ils confessent avoir reçu ce jour de Nicolas Joseph VIELLIARD meunier demt sous la paroisse de Zudausques, ils transportent à son profit la somme de 1200 livres à recevoir sur Jean Baptiste VIELLIARD marchand à Audruicq en qualité de tuteur des enfants mineurs de feu Jean VIELLIARD vivant meunier et de Liévin Joseph VIELLIARD charpentier de moulin, qu’ils sont redevables audit premier comparant pour avoir payé à leur décharge à Inglebert DEMISTRE aussi charpentier de moulin demt à « Hernicq » au sujet du moulin qu’il avait construit et livraison de bois, ainsi qu’il promet suivant la promesse du 05/08/1739.

Et comme lesdits premiers comparants sont en instance au baillage de St Omer à l’encontre desdits Jean Baptiste et Liévin Joseph VIELLARD pour avoir la restitution desdits 1200 livres, le procès se poursuivra par ledit Nicolas Joseph VIELLIARD qui agira comme il trouvera bon être… pour ensuite du jugement à obtenir, lesdits deniers seront touchés par ledit Nicolas Joseph VIELLIARD au lieu et place desdits premiers comparants.

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