Un contrat de travail en 1705


L’ouvrier est payé à la tache, et la journée de chômage payée 20 sols.

Gros de St Omer, convention 8 du 10/05/1705 (4E5/631)

Guislain VERODDE « fabricqueur » de bas au métier demt en cette ville d’une part.

René HEQUET natif d’Ambenet en Normandie étant de présent en cette ville ouvrier dudit métier d’autre part.

Ledit VERODDE promet de donner du travail audit HEQUET pendant six ans à commencer dan un mois et de l’entretenir dans son dit travail pendant ledit temps sans discontinuation, et à l’effet susdit lui livrer un métier au vingt deux en deux « esguilles » (aiguilles) qui sera posé dans la maison dudit VERODDE…

Il promet encore livrer et fournir pendant ledit temps les aiguilles nécessaires pour le travail, comme aussi les chandelles ou lumières pour le temps des veilles.

Suivant quoi ledit HEQUET s’est engagé au service dudit premier comparant pour ledit temps de six ans et promet travailler bien et dument pour le profit de son maitre, comme aussi de lui être fidele et éviter son dommage, sans qu’il se puisse aussi départir de son travail à peine des intérêts que son dit maitre pourrait souffrit pour raison qu’il ne serait pas assidu à son dit travail.

Convention faite parmi et moyennant la somme de quinze sols pour chaque paire de bas que ledit ouvrier fabriquera, l’importance duquel travail son dit maitre promet lui payer tous les huit jours.

Pardessus quoi ledit VERODDE promet encore de donner tous les ans à son dit ouvrier de la laine pour se faire une paire de bas.

Au cas que ledit ouvrier viendrait à manquer de travail faute que son dit maitre n’aurait à lui en donner, il sera tenu payer à son dit ouvrier vingt sols pour chacun jour qu’il restera sans travail.

En cas de mort dudit VERODDE pendant le temps de cette convention, il sera payé par les héritiers d’icelui audit second comparant 30 livres pour subvenir aux frais de son retour en son dit pays… et au cas que les héritiers viendraient à retenir ledit ouvrier, et dont ils auront le choix, ils ne seront tenus du paiement de ladite somme.

En considération de la présente convention, ledit premier comparant a promis donner de denier à dieu à son dit ouvrier la somme de vingt livres en dedans le 01/07 prochain.

Poster un commentaire

Classé dans Actes intéressants