Une manufacture de pipes en 1703 à St Omer

Salaire journalier dudit ROUSSEL : 20 sols par jour. Voir ces autres salaires journaliers.

Gros de St Omer, convention 20 du 03/04/1694 (4E5/559)

Michel LEGRIS/LEGRIX marchand demt en la ville de Calais, de présent en cette ville d’une part.

Antoine ROUSSEL aussi marchand en cette ville d’autre part.

Les parties comparantes ont ensemblement fait de bonne foi les promesses et conventions suivantes touchant la manufacture de pipes à tabac en cette ville, pendant le temps et espace de trois ans consécutifs, à commencer au cinq de ce mois.

C’est à savoir que ledit premier comparant fera pendant tout le susdit temps toutes les avances nécessaires à ce sujet sans aucunes choses excepter, et ledit LEGRIS prendra en préciput et tirera à son profit singulier le sol pour livre, et aura seul le pouvoir de vendre et recevoir les deniers à provenir de ladite manufacture, à condition d’en faire un bon et fidèle « renseing » audit ROUSSEL de trois mois en trois mois, pour le profit à en procéder être partagé moitié par moitié entre les comparants, en précomptant toutefois par ledit LEGRIS ses débours et lesdits sols pour livre de la recette des deniers de ladite manufacture seulement.

Et la perte, « sy perte y auroit » tombera sur les comparants également.

Ledit ROUSSEL sera encore payé dudit LEGRIS de vingt sols de France de chacun jour de travail.

Ne pourront les comparants pendant le temps de la présente convention, se séparer sans le consentement exprès et par écrit l’un de l’autre, en sorte que si l’un d’eux vienne à quitter, l’autre sera en droit d’empêcher le contrevenant de travailler ou faire travailler à pareille manufacture jusqu’à ce que le contrevenant ai payé  la somme de 500 livres, moitié applicable aux pauvres et l’autre moitié à « l’entrevenant », et pourquoi celui qui ne maintiendra la présente convention consent être exécutable…

Le tout sous condition néanmoins que le loyer de la maison où ladite manufacture s’établira, se paiera sur le commun.

De plus a été conditionné que la fille dudit LEGRIS retirera en préciput sur les communs la somme de 75 livres pour ses peines et vacations de demeurer actuellement en ville pour exercer ladite manufacture.

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